
Depuis le temps que Bernie Ecclestone en rêve, la Fédération Française du Sport Automobile (FFSA) tranchera le 15 octobre sur le sort et l'avenir du Grand Prix de France de Formule 1 qui se déroulait jusqu'à présent sur le circuit de Magny-Cours.
Avec un contrat qui vient à échéance dès 2010, la FFSA, en charge de l'organisation du Grand Prix (GP) prépare déjà la suite. Vu l'émergence d’autres pays comme la Corée du Sud ou l’Inde qui postulent aussi à l’organisation d’un GP de F1 dès 2009, la pression monte sur tous les pays européens.
Dans une interview publiée dans l'Equipe au mois de mai, Bernie Ecclestone, le financier de la F1 déclarait « qu'il faut faire quelque chose à Paris ». Selon Ecclestone, « 2008 sera la dernière année » où le Grand Prix de France se déroulera à Magny-Cours. Il estime que ce circuit « n'est plus le bon endroit ».
Conséquence des propos tenus par Ecclestone, les nouveaux projets affluent pour recevoir le Grand Prix de France non loin de Paris.
Une course à l'aménagement
Sur la grille de départ, quatre projets sont en tête de liste : Disney, Sarcelles, Evry et Le Bourget. Pôle position pour les paillettes du projet Marne-la-Vallée qui compte s'implanter près de Disney grâce à l'appui de l'ex-champion Alain Prost et du géant Lagardère.
Juste derrière Disney, le pôle Val de France (Sarcelles), soutenu par l'ancien pilote Jean-Pierre Beltoise et François Pupponi, se positionne en bon challenger. Situé à cheval sur cinq communes, le circuit occuperait les terrains en réserve de l'A16 et serait prêt pour 2011. Un véritable programme basé sur le dévelopement économique et social du secteur, perturbé par les nuisances de l'aéroport de Roissy.
« La construction du site ne coûtera rien à l’Etat, ni aux collectivités locales, mis à part, peut-être le prolongement du réseau RER ou la création d’une gare de délestage. C’est surtout un vrai projet d’aménagement du territoire, avec la perspective de créations d’emploi, parce qu’il n’est pas normal de laisser des terrains inexploités », détaille François Pupponi, député-maire à Sarcelles.
« Le choix de Marne-la-Vallée, c’est le choix de la facilité. Choisir notre projet, c’est opter pour l’ambition, le développement de la région Ile-de-France et de quartiers dits difficiles. Si notre dossier n’est pas retenu, il faudra m’expliquer comment on peut refuser tous ces fonds », poursuit l’élu.
Cependant rien n'est encore fait, et c'est là que le bât blesse...
Ni l’une ni l’autre de ces hypothèses ne devrait voir le jour rapidement. Pour la première fois depuis 1955, il n’y aura peut-être plus de compétition de F1 en France, berceau du sport automobile...
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