vendredi 19 septembre 2008

Congrès PS: la guéguerre continue

Plus que cinq jours avant le dépôt des motions pour le congrès de Reims du parti socialiste! Cette situation tendue crée de multiples alliances, notamment entre Ségolène Royal et des grands élus jusqu'ici alliés à Pierre Moscovici. Faisant longtemps cavalier seul, Mme Royal cherche maintenant des alliés pour s'imposer ou du moins exercer une influence sur l'après-Hollande.

La Ligne Claire

L'annonce récente de la présidente du Poitou-Charentes de mettre « au frigidaire »sa candidature a fait bon effet chez les « barons » du parti en province, hostiles à un choc Royal-Delanoë. Ségolène Royal a engagé avec ces élus, notamment le maire de Lyon Gérard Collomb, le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini et le député de l'Essonne Manuel Valls.

Ce pôle baptisé "La ligne Claire" veut notamment « des primaires ouvertes » aux sympathisants pour désigner le candidat PS à la prochaine présidentielle. « Les conditions sont progressivement réunies pour un rassemblement entre nous et Ségolène Royal », a déclaré vendredi M. Valls.

De véritables chefs de gangs

A J-5, ce pôle connait toutefois un certain déclin, après les ralliements de deux présidents de région à Bertrand Delanoë, soutenu par François Hollande. De son côté, Martine Aubry est confortée par le soutien de la puissante fédération du Nord. La maire de Lille réunira ses soutiens à Paris samedi, en principe à huis clos.

Cette véritable guerre entre chefs de « gangs » ne fait pas l'unanimité chez les militants PS. Pour Elsa Gathion, 27 ans, adhérente au parti depuis déjà 3 ans, les dirigeants s'affrontent pour éviter de faire face aux vrais problèmes : « Le parti se déconnecte de plus en plus de la réalité, la priorité n'est pas de mettre en avant des visages, des looks et des mises en scène mais de d'établir un véritable programme pour créer une réelle alternative face à Sarkozy ».



Charles Cohen

Sénatoriales: des élections sans suspense

A droite toute! Telle est la règle qui prévaut lorsqu'il s'agit de renouveller nos bon vieux sénateurs ! Et cette année encore, l'alternance à gauche ne devrait pas être de mise. Dimanche prochain, 114 sièges sont remis en jeu, dont ceux d'Ille-et-Vilaine, du Finistère, du Calvados et des Côtes-d'Armor. Sans remettre en cause l'inamovible majorité de droite sur la Haute Assemblée, le PS, fort de ses victoires aux dernières municipales, cantonales et régionales devrait toutefois enregistrer une légère progression, entre 10 et 15 sièges grand maximum.

« Déni de démocratie »

Déjà sûre de perdre les élections, la gauche voit dans cette situation un « déni de démocratie » alors qu'elle contrôle 20 régions sur 22, la majorité des départements et 58,5% des villes de plus de 30.000 habitants. « Le PS aurait dû être majoritaire dimanche soir, et ce ne sera pas le cas », se désespère Jean-Pierre Bel, président du groupe socialiste au Sénat, lors d'une interview réalisée par le Nouvelobs.com. « Cela est dû au mode de scrutin du Sénat, que la majorité n'a pas voulu réformer ».
En effet, celui-ci assure une majorité à la droite grâce à une surreprésentation des grands électeurs issus des communes rurales. « En l'absence de suspense véritable, le principal enjeu de ces élections porte sur le nom du prochain président du Sénat » rappelle Pierre-Marie Giard, ancien attaché parlementaire affilié à l'UMP. La succession de Christian Poncelet au « plateau » (équivalent sénatorial du perchoir de l'Assemblée) est disputée par Jean-Pierre Raffarin et Gérard Larcher.
Un manque d'intérêt

Le déroulement sans suprise de ce scrutin explique certainement pourquoi les Français ne sont majoritairement pas intéressés par ces élections. Selon un sondage Ifop-Profession Politique, 74% des personnes interrogées ne se sentent « pas concernés » par ces élections (contre 24% qui se sentent concernés). 2% déclarent même « ne pas savoir que ces élections doivent se dérouler ».

Charles Cohen

Star Academy : finie la vie de château

Adieu Dammarie-les-lys, bonjour la capitale. Pour sa 8è saison, l'émission-phare de TF1 a décidé d'abandonner son célèbre château pour prendre ses quartiers d'été dans un hôtel particulier du IIIè arrondissement de Paris. Une saison pleine de rebondissements qui promet d'en déconcerter plus d'un. A commencer par les riverains du Marais, qui ne semblent pas ravis du tout d'accueillir la nouvelle promotion.

Pour cette année 2008, une seule certitude : plus rien ne sera comme avant ! Changement de décor, départ des pionniers, nouvelles règles : après une saison 7 en demi-teinte, TF1 entend bien « renouer avec la fraîcheur des débuts », comme l’explique à l’hebdomadaire Télé Star la nouvelle directrice, Armande Altaï.

La compétition démarre vendredi à 20h50 sur TF1.




Madonna tombe de haut !

Comme à son habitude, la Madone met le feu aux planches lorsqu'elle se produit sur scène. De passage à Lisbonne le 14 septembre à l'occasion du "Sticky & Sweet Tour", l'icone de la provoc en a mis plein la vue à son public en jouant un solo enflammé à la guitare électrique. Mais n'est pas guitariste qui veut. Au bout de quelques minutes de grattage intensif et de déhanchements sulfureux, elle a littéralement perdu l'équilibre du haut de ses 15 centimètres de talons. Résultat : elle est tombée de tout son long devant des milliers de spectateurs. Imperturbable, elle s'est remise sur scène illico presto, comme si de rien n'était... Quel professionnalisme !

Anthony Delon, seul face à ses démons

A 44 ans, le fils d'Alain Delon, acteur à ses heures perdues, se confie dans un livre intitulé Le premier maillon, sorti jeudi en librairie. Il évoque les souffrances de son enfance et son parcours chaotique jusqu'à l'âge adulte. Portrait d'un écorché vif qui a pris le parti de se raconter plutôt que d'aller voir un psy...

« Ca ne pleure pas, un homme ! » Voilà comment commence le livre d'Anthony Delon. A première vue, on pourrait croire qu'il n'a pas de raison de se plaindre. Fils d'Alain et de Nathalie Delon, il naît le 30 septembre 1964 à Los Angeles. Il grandit entre Beverly Hills et Hollywood puis quitte les Etats-Unis pour la France. Mais à 4 ans, le paysage s'obscurcit... déjà.

Ses parents divorcent et c'est le début d'une longue descente aux enfers. Avec deux passages par la case prison à l'adolescence, Anthony Delon multiplie les mésaventures. Ses parents, peu présents durant son enfance, n'y pourront rien et pourtant... Le « fils de » se souvient d'une phrase de son père lorsqu'à 17 ans, il décide de voler de ses propre ailes : « Assume tes responsabilités ».

Ces quelques mots, banals, lui ont sauvé la vie à bien des reprises : « Je lui en serai reconnaissant toute ma vie, c’est le plus beau cadeau qu’il m’ait fait. Ça m’a formé et ça m’a endurci. J’ai vu beaucoup trop de gamins avec des parents fortunés qui sont devenus malgré eux des tocards. J’ai échappé à ça... »

Des histoires personnelles compliquées

Livré à lui-même durant son enfance, Anthony Delon a également souffert à l'âge adulte. Les femmes qu'il a rencontré ne lui ont jamais fait de cadeau. Brooke Shields, Valérie Kaprisky, Stéphanie de Monaco... Il enchaîne les conquêtes mais surtout les déboires, au point de se battre un soir contre son ami de toujours, Paul Belmondo, pour obtenir les faveurs de la princesse monégasque.

Les affaires non plus ne vont pas bon train. Des tourmentes mafieuses dans son business viennent s'ajouter à ses déceptions sentimentales. Un associé avec lequel il avait monté une boîte de vêtements en cuir se fait assassiner. La société fait faillite. Mais ce sont ensuite les impôts qui lui tombent dessus. Quant à« Papa », il ne sera pas là pour payer les dettes de son fils.

Aujourd'hui, c'est un homme serein qui se raconte dans son livre Le premier maillon. Avec l'espoir de se détacher de cette descendance qui l'a tant fait souffrir et de devenir « le premier maillon d'une nouvelle chaîne. »

Sur les chemins de la rédemption

Le premier maillon est sorti jeudi en librairie. C'est l'occasion pour le fils d'Alain Delon de se confier à coeur ouvert dans un livre à but thérapeutique qui retrace les tumultes de son existence.

Ecrire pour passer à autre chose et fuir sa descendance. Voilà ce que nous promet le premier ouvrage d'Anthony Delon. C'est sûr, lorsque l'on pense à lui, on ne se doute pas que son enfance a pu être tourmentée. Et pourtant... Ce livre prouve le contraire.

Il a connu, la prison, la drogue, les déboires amoureux. Il a grandi seul. Et ce malgré l'amour de celle qu'il considère comme sa deuxième mère : sa nounou, disparue en 2003. Une série de chocs émotionnels qui l'ont conduit, à 44 ans, à se livrer pour aller de l'avant, trouver un nouveau salut, sur les chemins de la rédemption.

Seul face à sa peur

Cependant cet ouvrage, si émouvant soit-il, manque parfois d'intérêt. Les tergiversations d'Anthony Delon sur le courage de l'homme, ses angoisses et ses craintes, permettent certes de mieux comprendre le personnage. Elles n'apportent toutefois rien de nouveau au lecteur.

Nombre de fils et de filles de stars ont déjà eu l'occasion de faire part de leur enfance chaotique. Cela peut en intéresser certains. Encore faut-il que la personne qui se livre soit vraiment connue ou qu'elle ait des révélations importantes à faire. Ce qui est loin d'être le cas du fils Delon qui ne dévoile rien de palpitant dans son livre. Résultat : ses conflits internes, que lui seul peut réussir à surmonter, ne passionnent pas.

Cette autobiographie rédigée pour ses enfants, sa famille, ses proches reste avant tout thérapeutique. Anthony Delon apparaît bien trop tourné sur lui-même. Et le lecteur s'ennuie vite. Le premier maillon a toutefois le mérite de permettre au grand-public de découvrir l'homme sensible et réfléchi qu'il est devenu.

Anthony Delon, le Premier Maillon. Ed. Michel Lafon. 185 pages. 17,95 € .

Pistolets légitimes : état des lieux

Arme légale. Les premiers usagers de pistolets en France : des «honnêtes citoyens» ... et la police.


Pour faire régner l'ordre sans bavure : entre la matraque et le pistolet

L'État détient le monopole de la violence légitime : la plus grosse proportion des armes réside dans l'étui des uniformes. Les bavures viennent parfois alimenter l'actualité. Elles risquent de se multiplier : le Taser s'incruste sur les ceinturons des policiers municipaux. Il fait polémique, à cause des doutes sur la santé des personnes.


Ce pistolet diplomate ne canarde pas. Il plante ses petites sondes dans la peau, à travers les vêtements, pour liquider furtivement le système nerveux via une onde électrique. La personne est neutralisée, mais vivante. La plupart du temps.


Une dizaine de communes en ont déjà fait la demande auprès de leur préfet, elles seront équipées prochainement.


Les stands de tirs, un loisir revendicatif

Chasseurs et braconneurs ne sont pas seuls au monde dans leur passe-temps impopulaire. 140 000 inscrits à la FFTir (fédération française de tir) revendiquent aussi le droit de tirer. Alain Proust, membre de l'arquebuse d'Anthony, petit club de tir parisien, dénonce les médias qui dénaturent ce sport de loisir inoffensif qu'ils chérissent. « Nous sommes de simples citoyens pratiquant seulement un sport qu'ils aiment, non pas de dangereux assassins. »


Les clubs amateurs s'insurgent aussi contre le feuilleton « RIS police scientifique ». L'épisode de jeudi soir aurait laissé penser que les amateurs de tir s'armeraient illégalement de fusils d'assaut.


«C'est de la pure mythification. C'est scandaleux. » Le membre du club évoque un reportage de TF1 -parmi d'autres- qui montrait d'un doigt tremblant des rassemblements de jeunes armés de soi-disant Kalachnikovs. Un examen poussé des images avait mis en évidence des jouets, pris de loin pour des armes véritables.

« Nous n'avons pas bonne presse depuis la tuerie de Nanterre, c'est sûr. Nous sommes désormais vus comme des terroristes en puissance ». Pour le tireur amateur, la politique les trahit autant que la télévision. « L'ex premier ministre Lionel Jospin avait prévu de faire fermer tous les stands de tir. Il n'est pas repassé au pouvoir, heureusement »


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