jeudi 18 septembre 2008

Calvitie

Inde et calvitie

Le 18 septembre

Rudy se présente

Un bon vivant du Berry

Obama et McCain souhaitent réformer Wall Street


Les deux candidats à la présidence américaine, Barack Obama et John McCain, ont annoncé faire une priorité de la réforme des systèmes de régulation de Wall Street.

Barack Obama déclare vouloir mettre en place une « politique qui offre de la croissance à la fois à l'économie mais aussi aux classes moyennes. L'Amérique ne peut pas se permettre de supporter quatre années de plus ce système en échec. » Le sénateur de l'Illinois propose de « moderniser les règles pour les adapter à l'économie de marché du 21e siècle, des règles qui protégeraient les investisseurs américains et les consommateurs. »

S'il juge « prématuré » de dévoiler quelles seraient ses mesures, Obama vise notamment le secrétariat au Trésor et la Réserve Fédérale qui, selon lui, n'auraient pas les outils pour faire face à l'actuelle crise financière traversée par les Etats-Unis. Wall Street serait au coeur d'une réforme plus profonde, avec un renforcement et une restructuration des autorités de régulation, ainsi qu'une meilleure transparence du marché.


Tous deux veulent restructurer Wall Street


Barack Obama rejette la vision de son rival John McCain, une « philosophie qui affirme qu'il faut donner toujours plus à ceux qui possédent le plus, en espérant que la prospérité finira par rejaillir sur chacun. Un système qui prétend que des régulations raisonnables sont inutiles. »

Dans un discours prononcé à Tampa, en Floride, John McCain a réagi à cette crise en déclarant que « les gens ont le droit de savoir quand leurs emplois, leurs retraites, leurs investissements, et l'économie entière sont mises en péril par l'imprudence de Wall Street. Le gouvernement a une responsabilité claire d'agir pour défendre les intérêts publics. » John McCain assure que s'il est élu président, « il ne tolérera plus cela. Sous son administration, [il tiendra] pour responsable Wall Street, où trop de gens ont oublié ou méprisé les règles de base d'une finance saine. »

Carly Fiorina, la conseillère économique de John McCain, a confirmé que le sénateur de l'Arizona souhaitait lui aussi « consolider et restructurer les agences de régulation » de Wall Street, et leur donner « plus d'autorité et de responsabilité. » Ce chantier serait lancé dès les cent premiers jours du mandat du candidat républicain.

Laurent MAURICE (avec Reuters)

mercredi 17 septembre 2008

Lyon, la dernière chance des clubs français


Ceux qu'on attendait au tournant ne sont finalement pas arrivés. Les promesses, les espoirs, Marseille et Bordeaux ne les ont pas tenues hier soir. Tout repose maintenant sur Lyon pour sauver l'honneur français. Mettons de côté leurs trois points contestés et cette polémique vaine autour des arbitres. Redevenons un peu chauvins. Essayons d'y croire.


“Il n'y a pas de réel écart entre les deux équipes” commente Benjamin Dodman, journaliste-web à France 24 et fervent supporter de la Fiorentina “ Elles se valent en terme de jouers. Mais la Viola n'as pas encore conscience de son potentiel et Lyon a surtout l'expérience. Peut-être que l'équipe italienne n'est pas prête. C'est un peu tôt pour eux.”

Dans le Groupe F, l'OL apparaît en effet comme le favori et la Fiorentina reste l'outsider.

Même Juninho veut y croire: “Ce serait un rêve d'aller plus loin. Mon rêve c'est de la gagner (...) Ce serait tellement grand. Je pourrais terminer ma carrière là-dessus” confie-t-il au site du Progrès


Lyon saura t-il rugir face à la Viola?

On ne peut évidemment pas compter que sur Benzema pour l'aider. Il faudrait que Cris retrouve tout ce qui fait sa patte aussi. Et puis il y a aussi cette curieuse histoire autour du défenseur John Mensah. Annoncé comme étant atteint d'une gastro entérite dans la journée d'hier, le club a fini par avouer la vérité: le jouer ghanéen aurait été mis en garde à vue dans la nuit de dimanche à lundi suite à une altercation avec des policiers. Il serait pourtant retenu dans l'équipe qui affrontera la Viola au stade de Gerland.


Face aux qualités de l'équipe adverse, Claude Puel, l'entraîneur de l'OL, reconnaît qu'il en a bien besoin.
“ Elle possède des individualités offensives à l'image de Mutu et Gilardino. Celui-ci est un petit peu truqueur mais ça, c'est normal. Au final, c'est une équipe complète capable faire du jeu et d'être dangereuse en contres. Capable de bien jouer aussi bien à domicile qu'à l'extérieur. Il ne faudra pas s'attendre à des cadeaux de la part des Italiens.” analyse-t-il dans une interview accordée à l'Equipe.

“Il y a eu beaucoup de changements dans l'équipe florentine cette année, elle a notamment perdu Ujfalusi. Nous verrons sûrement un jeu très défensif dès le début pour les italiens. En plus il faut savoir que leur entraîneur Cesare Prandelli est très connu au pays pour sa bonne disposition des joueurs et sa préparation mentale.” assure de son côté le supporter de la Viola, Benjamin Dodman.


Les Olympiens devront donc savoir défaire ces quelques atouts adverses pour prouver que le Lyon n' a rien perdu de sa renommée... ce que malheureusement n'ont pu faire l'OM ni Bordeaux.


Fichier Edvige: le bras de fer continue


Une dizaine de recours en annulation au Conseil d'Etat et 130 000 signatures d'opposition en deux mois, c'est beaucoup pour un seul texte réglementaire ! C'est pourtant le tollé que suscite aujourd'hui le décret instituant le fichier Edvige (Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale) qui autorise les policiers à collecter des informations sur toute personne « susceptible de porter atteinte à l'ordre public », dès l'âge de 13 ans, ainsi que sur les responsables politiques et syndicaux.

La ministre française de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, qui mène cette semaine une concertation pour tenter de clore la polémique, a affirmé ce matin sur RTL que le texte serait rédigé différemment mais pas changé sur le fond. Seule modification lourde qu'elle a garanti d'introduire: la mise en place d'un « droit à l'oubli » pour les personnes ayant commis des infractions à un jeune âge « et qui se comportent bien par la suite », après un délai qui reste à définir. Selon plusieurs sources, les données relatives à l'état de santé ainsi qu'à l'orientation sexuelle pourraient également disparaître, ainsi que la mention « atteinte à l'ordre public », remplacée par une référence à « l'atteinte à la sécurité publique, aux personnes et aux biens ».

« Non à Edvige »

Malgré ces aménagements, le collectif « Non à Edvige », composé d'environ 800 associations, milite toujours pour l'abrogation du décret créant le fichier. Une journée de mobilisation est prévue le 16 octobre, pour la Sainte-Edwige. « Nous allons faire sa fête au fichier », a annoncé François Sauterey, le représentant du collectif. « Le gouvernement cherche clairement à nous manipuler et à nous diviser en proposant ses réunions de concertation. Nous avons eu raison de les boycotter! » renchérit Marjolaine Dégrémont, présidente d'Act Up, association membre du collectif.


Quant au Parti socialiste, il reclame un « débat législatif » sur ce fichier dont il demande lui aussi l'abrogation, option que doit examiner en décembre le Conseil d'Etat. « C'est un fichier comportementaliste, en quelque sorte, ça s'appelle là un Etat policier poussé dans son raffinement un peu trop loin », a déclaré aujourd'hui sur LCI le député PS de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg.



Protéger les mineurs

Sceptique concernant l'introduction d'un tel decrét dans un Etat membre de l'Union européenne, la Commission européenne fait, quant à elle, le parallèle avec les récentes tractations qu'elle a du mener avec le gouvernement Berlusconi pour qu'il renonce à ficher la population Rom. "Ce qui a été fait avec les Italiens doit prévaloir ailleurs", a estimé un haut fonctionnaire en faisant référence au dossier Edvige.

A l'heure où nombre de pays européens, dans une optique sécuritaire, font de la réduction de la « délinquance » une de leur priorité, le rôle stabilisateur des institutions européennes semble plus que jamais incontournable. D'autant que la mise en place d'autres fichiers destinés entre autre aux services de lutte antiterroriste commencent aussi à voir le jour. Notamment en France, avec la création du fichier Cristina, classé top secret, qui a récemment fait l'objet, à l'instar d'Edvige, d'un autre recours en annulation.

Charles Cohen